Ce n'est qu'assez tard dans sa vie qu'il s'intéressera à la question de la place de la femme dans la société, dans son livre la Justice, dans lequel il concluait au couple androgyne comme unité sociale, sans toutefois attribuer une valeur équivalente aux deux parties qui la constituent. Cette thèse lui attira de nombreuses critiques, parmi lesquelles celles de deux femmes écrivains. C'est à elles que Proudhon s'adresse en rédigeant La Pornocratie, qu'il n'aura pas le temps de terminer avant sa mort, et dans lequel il précise sa vision organique d'une société reposant sur la dualité des sexes. Pour lui, sans dualité des sexes, point de mariage, sans mariage point de familles, sans familles, point de société et finalement : « l'égoïsme pur, la guerre civile et le brigandage. » Car l'unité, le un, l'individu n'existe pas : tout est constitué de sous-parties liées entre elles par une relation d'interdépendance. Il démontre ainsi pourquoi une société dans laquelle seul compte l'individu - qui lui-même n'est guidé que par ses intérêts et ses jouissances - aboutit, exactement comme une société dans laquelle seul compte le groupe, mais par des voies différentes, au même résultat, à savoir la tyrannie. À l'heure de l'apologie d'un mariage sans dualité des sexes, aboutissement logique d'un libéralisme prônant les vertus de l'addition des égoïsmes particuliers, il est bon de relire ce qui sonne aujourd'hui comme une prophétie : Communauté, promiscuité, confusion des sexes ; Dégradation de l'homme qui s'effémine ; Dégradation de la femme qui se prostitue ; Dissolution du corps social qui tombe en tyrannie et sodomie. Vous reconnaissez-vous à présent ? Cet ouvrage inachevé est ici suivi des Notes et Pensées que l'auteur n'a pas eu le temps de mettre en forme pour le terminer.
Caractéristiques
Nb Page 200
Dimensions 14 cm x 22 cm x 0 cm
Couverture Broché
Date de Parution 1 janv. 2013
Editeur Kontre Kulture Editions
Poids 0.35
EAN13 9782367250250
Rédigez votre propre commentaire
Vous commentez :La pornocratie
Votre notation
La pornocratie