Douze mille kilomètres de marche à pied en solitaire parcourus d´un bout à l´autre de l´Asie, d´Istanbul à Xian (Chine), en longeant l´ancienne Route de la Soie. Bernard Ollivier, sexagénaire têtu, aura cheminé pendant quatre ans, essentiellement à la belle saison car sa route, qui franchit les hauts cols d´Anatolie et du Pamir, est impraticable l´hiver. Le livre qu´il en rapporte (en trois épisodes: Longue marche, Vers Samarcande, Le Vent des steppes), accueilli par une critique médusée, n´est en rien l´évocation d´un exploit simplement le récit émerveillé d´un voyageur qui va de rencontre en rencontre, ne cesse de se demander pourquoi il marche... et constate que son projet lui est aussi mystérieux que le monde.